Article publié dans Concours pluripro, février 2026
Pour la première fois depuis la crise sanitaire, la santé mentale des travailleurs en France amorce une nette amélioration. D'après les résultats d'un sondage*, "en 2026, 22 % des actifs, soit près de 6 millions de personnes, se déclarent en mauvaise santé mentale, soit 3 points de moins par rapport à 2025", explique Camy Puech, président-fondateur de Qualisocial, qui agit pour prévenir les risques psychosociaux, améliorer la qualité de vie au travail et lutter contre le harcèlement et les discriminations. Mais la situation reste très dégradée au regard de la période pré-Covid, où ce taux s'établissait autour de 17 %, soit 4,6 millions de personnes. "Le Covid a entraîné une dégradation de l'état de santé mentale des travailleurs, et la France, contrairement aux autres pays, a mis du temps à retrouver une courbe ascendante. En 2026, la situation reprend un état convenable. Si la dynamique actuelle se poursuit, un retour au niveau d'avant la crise sanitaire pourrait être envisagé à l'horizon 2030", a précisé Camy Puech lors de la présentation de la 3e édition du baromètre "Santé mentale et Qualité de vie et des conditions de travail", le 15 janvier dernier. Objectif de cet outil : prendre le pouls de la santé mentale des salariés, identifier des actions de prévention et déterminer les leviers les plus performants.
Rappelant que l'OMS définit la santé mentale comme "un état de bien-être qui permet d'affronter le stress de la vie, de s'épanouir, d'apprendre, de travailler et de contribuer à la vie de la communauté" et qui "fait partie intégrante du bien-être et constitue un droit humain fondamental", Camy Puech a insisté sur le fait que "la santé mentale, ce n'est donc pas l'absence d'infirmité ou de maladie. Nous avons tous une santé mentale, qui doit s'entretenir car il s'agit d'un continuum."