Article publié dans Concours pluripro, novembre 2022

Les salariés des Ehpad et des services à domicile cumulent un nombre de jours d’arrêts de travail dus aux accidents de travail et maladies professionnelles "trois fois supérieur à la moyenne constatée pour l’ensemble des secteurs d’activité en France", soit 3,5 millions de journées d’absence en 2019. Un chiffre qui a presque doublé depuis 2016 (+ 41 %), pointe le dernier rapport de la Cour des comptes sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale (voir le Rapport sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale, octobre 2022.). La table ronde "Améliorer les conditions de travail en Ehpad" (à visionner sur la chaîne YouTube de l’INRS France), organisée par l’INRS en juin dernier, a permis de pointer les différents risques professionnels auxquels les salariés de ces établissements peuvent être confrontés – tant les soignants que le personnel administratif ou technique et ceux qui travaillent dans les cuisines : "les risques psychosociaux (stress, violences internes et externes), troubles musculosquelettiques, chutes de plain-pied, risque infectieux avec le Covid... Le personnel de cuisine est également confronté à des risques de coupures et de brûlures, l’équipe technique aux risques électriques et d’outillages à main", liste Florence Millorit, experte d’assistance conseil à l’INRS, qui estime que la crise sanitaire a aggravé la sinistralité, l’absentéisme ainsi que le turn-over et la désinsertion professionnelle, et "aujourd’hui, ces métiers ont fortement besoin de renforcer leur attractivité".

Beaucoup de salariés ne déclarent pas leurs douleurs ou blessures légères
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