Article publié dans Concours pluripro, avril 2026
 

Avant d'exercer dans une maison de santé, un jeune médecin doit acquérir de l'expérience et tester le travail en équipe. Le remplacement d'un médecin, seul ou associé, est un passage obligé. S'il est encore étudiant en 3e cycle, il devra obtenir une licence de remplacement et une autorisation auprès de l'Ordre national des médecins. Avec l'accord éventuel de ses associés, le médecin qui souhaite se faire remplacer doit avertir son conseil départemental, en lui communiquant les coordonnées de son remplaçant, son attestation d'inscription à l'Ordre ou sa licence de remplacement, et le contrat de remplacement, avec date et durée, qu'il va signer avec lui. Ce contrat est une protection pour les deux parties en ce qu'il doit préciser les conditions matérielles et financières du remplacement, la possibilité ou non d'installation du remplaçant à l'issue du remplacement. Il peut être utile de faire relire ce contrat, avant de le signer, par un juriste spécialisé ou par l'Ordre.

En principe, le médecin remplacé doit cesser toute activité médicale libérale pendant la durée de son remplacement. Rappelons également qu'un remplaçant est personnellement responsable de ses fautes et qu'il a donc l'obligation d'être assuré. Ces périodes de remplacement vont lui permettre de mieux identifier ce que sont une clientèle et une activité libérale, mais sans pour autant bien percevoir le travail en équipe et l'entente avec un ou plusieurs confrères.

 

Médecin collaborateur : moins de risque !

La collaboration libérale est une autre étape : elle va permettre à un médecin installé, seul ou avec des associés, de s'adjoindre un confrère de même spécialité (obligatoirement inscrit à l'Ordre et non plus étudiant), lequel bénéficiera de son installation, d'une partie de sa patientèle, tout en se constituant sa propre patientèle. Pour un médecin qui souhaite s'installer et en finir avec les remplacements, c'est profiter d'un accompagnement et de l'expérience d'un confrère mais aussi de ses éventuels associés, en ayant accès à un cabinet ou une structure déjà équipés, aux services d'un secrétariat et aux dossiers et à la patientèle du médecin titulaire, qui souhaite mieux absorber une patientèle trop importante ou réduire sa propre activité et donc sa charge de travail. C'est aussi l'opportunité d'organiser, de façon progressive, sa cessation d'activité ou de tester un futur associé.

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