C’est une voix peu entendue. Et c’est bien ce que dénonce le centre de santé communautaire Le Jardin, situé à Bron (Auvergne-Rhône-Alpes) qui, dans une tribune engagée, assure que la structure fait de la santé communautaire, sans pour autant être inclus dans l’expérimentation "Structures d'exercice coordonné participatives" (Secpa). "Comme nos collègues des 26 structures intégrés dans l’expérimentation, nos projets portent une transformation de l’organisation des soins, une approche globale et collective, fondée sur la promotion de la santé et la réduction des inégalités sociale", assure la structure inaugurée en novembre 2022. Et à ce titre, elle dénonce la menace sur la pérennisation du dispositif.
Car après l’annonce d’un arrêt de l’article 51 à fin avril puis un engagement pris par la ministre de la Santé de maintenir les financements jusqu’à fin octobre, avant une intégration du modèle Secpa dans les discussions du PLFSS pour 2027, les équipes engagées dans les 26 structures – et plus largement, celles qui font de la santé communautaire – sont inquiètes.