Ils ont une conviction : les difficultés d’accès aux soins relèvent – aussi – d’un manque d’organisation. Or, faire émerger une dynamique collective est complexe, ajoutent les intervenants d'un atelier, le 11 juin dernier à la Journée de l'exercice coordonné, organisé par Concours pluripro. À l'instar de Jonathan Brami, médecin radiologue, qui a d’abord connu un échec en voulant monter la première MSP de Boulogne-Billancourt [qui verra finalement le jour le 2 décembre 2025, NDLR], le poussant à d’abord bâtir la CPTS. L’idée : améliorer l’accès aux soins dans un territoire marqué par le vieillissement de la démographie médicale, la difficile intégration des jeunes, l’isolement des professionnels, des composantes du système de santé fonctionnant "en silos".

Mais la CPTS s’est heurtée, dans un premier temps, à la méconnaissance et au rejet : "Pas le temps" disent certains, l’organisation est vue comme "un corset", une "laisse" tenue par l’Assurance maladie… Pour instaurer la confiance, il décide de rencontrer individuellement les professionnels, avec le défi de se présenter avec l’étiquette "épouvantail" de radiologue : “En six mois, j’ai pris 83 cafés”, lance-t-il en riant. De quoi faire évoluer les représentations : la CPTS de Boulogne-Billancourt est devenue celle qui compte “le plus d’adhérents de France", assure-t-il, soit "696”, même si une minorité s’investit activement.

Les projets s’y développent selon une double dynamique : certains sont issus de la gouvernance. D’autres du terrain. Plus de 40 initiatives sont conduites en même temps, chacune à son rythme. Une profusion qui impose des arbitrages, de poursuivre des actions hors ACI. Reste que “maintenir cette dynamique, c’est dur”. Et qu’une attention demeure : “Arrive-t-on à faire bouger les lignes ?”

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