Article publié dans Concours pluripro, février 2026

Améliorer et fluidifier l’accès aux soins, désengorger les cabinets médicaux et les services d’urgence, optimiser le bon usage des médicaments... D’avril à septembre 2025, un parcours de soin officinal a été expérimenté par les pharmaciens de la CPTS Ouest Gironde autour de la prise en charge de la rhinite et de la rhinoconjonctivite allergiques. Le protocole local de coopération – et la délégation de tâches qui en découle – a ainsi permis aux pharmaciens de délivrer des médicaments soumis à prescription médicale obligatoire contre ces deux "petits maux" récurrents à l’officine. 

"Depuis cinq ans, le collectif PSO – composé du Leem, de NèreS et de l’Union de syndicats de pharmaciens d’officine [Uspo] – travaille sur ces parcours de soins officinaux. Et dans ce cadre, il a mené plusieurs études et enquêtes auprès de pharmaciens pour connaître à la fois les pathologies les plus fréquentes rencontrées au comptoir de l’officine mais aussi comment ils pourraient mieux répondre aux besoins des patients", explique Christine Cauchetier, pharmacienne et adhérente de la CPTS. Les arbres d’orientation ont été dessinés pour les pathologies identifiées, "mais avant de les donner à valider au CNP pharmaciens, on a proposé aux CPTS de les tester en vie réelle", poursuit-elle. L’idée : permettre aux pharmaciens, via le protocole et la délégation de tâches, d’avoir accès à des médicaments soumis à prescription médicale obligatoire "pour éviter une orientation systématique vers le médecin si ce n’est pas nécessaire". 

 

FOCUS

OSyS et PSO ?

Si le parcours de soin officinal s’organise autour d’une délégation de tâches entre le médecin et le pharmacien, l’"article 51" OSyS (Orientation dans le système de soins) valorise un triage protocolisé pour orienter les patients vers un conseil pharmaceutique ou une consultation médicale. Objectif : que le pharmacien apporte une réponse de premier recours pour six situations définies (angine, cystite, conjonctivite, piqûre de tique, brûlures et plaies), sans délégation de tâches mais une orientation et un ciblage sur les pathologies du quotidien. En septembre dernier, le gouvernement a validé un déploiement "plus rapide" du dispositif OSyS dans les zones désertifiées, dans le cadre du dispositif maisons France santé. 

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