La Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie hausse le ton à l'approche des négociations conventionnelles avec la Cnam. Dans un communiqué publié ce mardi, la Fnek  dénonce l’absence d’harmonisation des frais de scolarité des instituts de formation en masso-kinésithérapie (IFMK), pourtant annoncée comme une contrepartie aux mesures de régulation de l’installation prévues par l’avenant 7, signé en 2023. Trois ans après, les inégalités persistent, et en fonction de leur établissement, les étudiants peuvent débourser "plus de 40.000 euros sur l’ensemble du cursus" pour obtenir le même diplôme d’État. Une situation que la Fnek juge "profondément injuste", d’autant que les étudiants "ne choisissent pas librement leur établissement ni les tarifs qui y sont pratiqués après leur année de sélection". "Les étudiants ne devraient pas voir leur avenir dépendre de leurs capacités financières", dénonce-t-elle. "En trois ans, les pouvoirs publics n’ont apporté aucune réponse à cette injustice, tandis que les contraintes imposées aux futurs professionnels continuent d’avancer."

La Fnek pointe notamment les difficultés rencontrées par les étudiants ayant effectué leur première année commune aux filières de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie (MMOPK) à l’université, où les frais sont harmonisés. À leur entrée en deuxième année de kinésithérapie, ils peuvent découvrir des frais de scolarité nettement plus élevés. "Il est inconcevable de leur faire subitement payer leur deuxième année d’études après une sélection déjà difficile", estime la fédération. 

 

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