Attendus par la profession, les deux textes publiés vendredi dernier au Journal officiel reconnaissent enfin les compétences déjà largement mobilisées sur le terrain par des infirmières et renforcent leur autonomie dans la prise en charge des patients. Ainsi, le premier arrêté détaille les actes et soins relevant du champ de compétences des infirmières et traduit les évolutions introduites par la loi de 2025. Des textes qui "rendent pleinement opérationnel reconnaissent davantage l’expertise clinique, les responsabilités et l’autonomie des infirmières", salue l’Ordre national des infirmiers dans un communiqué de presse. 

L'infirmière peut désormais aider au "repérage et l'évaluation de la souffrance psychique" des patients, mais aussi des "troubles de la sexualité" et "troubles alimentaires de la dénutrition et de la malnutrition", identifier "toute modification de l'état de santé physique et psychique de la personne", évaluer les fonctions cognitives, psychiques, urinaires, l'autonomie ou encore l'état nutritionnel des patients. Le texte formalise notamment les actes réalisés dans le cadre du raisonnement "clinique infirmier", "des consultations infirmières", du suivi des patients, de la prévention, de l'éducation à la santé et de la coordination des parcours de soins.  

Il précise également les actes pouvant être réalisés de manière autonome ou sur prescription médicale, en cohérence avec les nouvelles missions confiées aux infirmières.  

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