En vue de la prochaine campagne conjointe contre la grippe et le Covid, les médecins, les sages-femmes et les infirmières pourront, "dès le mois d'octobre", acquérir et stocker directement des doses pour les administrer "de façon opportuniste" à leurs patients. C'était une "demande [forte] des médecins", rappelle Alain Disegni, responsable de prévention et promotion de la santé à la Cnam, lors d'un atelier hier après-midi à la 30e édition du congrès Wonca Europe, au Palais des congrès de Paris. 

Prévue par l'article 55 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, cette mesure autorise, en effet, les professionnels de santé libéraux qui sont habilités à vacciner à détenir des vaccins dans leur lieu d'exercice. Un décret – en cours d’élaboration au niveau du ministère – va définir les vaccins concernés mais aussi les modalités d'approvisionnement, de stockage, de conservation et de traçabilité. 


Dans la pratique, les médecins, les sages-femmes et les infirmières pourront acheter eux-mêmes les vaccins auprès des pharmaciens d'officine – qui doivent s'assurer de la traçabilité – puis facturer l'Assurance maladie, une fois la dose administrée au patient, détaille-t-il. Aucune rémunération supplémentaire n'est prévue pour les pharmaciens pour la délivrance des vaccins. La Cnam a confié être "peu préoccupée" d'un risque de tension d'approvisionnement des vaccins, car les stocks, aujourd'hui, reste supérieurs à la demande. 

Le Cnam prévoit ainsi cette "première étape" avec les vaccins contre la grippe et le Covid-19. Et espère notamment améliorer la couverture vaccinale contre la grippe qui a causé "environ 10.000 morts par an, 29.000 hospitalisations et 3 millions de consultations à l'hiver 2024-2025", détaillé Alain Disegni. 

L'Assurance maladie prévoit d'étendre progressivement le dispositif à d'autres vaccinations, notamment le vaccin contre les papillomavirus humains (HPV). 

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