L’un des rôles de la CPTS est de "faciliter le parcours coordonné du patient et la prise en charge pluriprofessionnelle", pose Mohammed Meziane, pharmacien d’officine à Nanterre et coprésident de la CPTS depuis sa création, en 2020. Et les protocoles de coopération locaux et nationaux – dont il est référent – sont des outils pour y parvenir, assure-t-il. Cystite, angine, varicelle, rhinoconjonctivite, torsion de la cheville... La CPTS de Nanterre s’est embarquée dans plusieurs d’entre eux, et le protocole de coopération local "Douleurs dentaires", "le dernier mis en route", a démarré en janvier dernier.
C’est en réunion mensuelle, où les membres du bureau échangent sur "les projets en cours et à venir" qu’a surgi l’idée du protocole dentaire, déjà mis en oeuvre dans d’autres CPTS. Car le constat est partagé : les douleurs dentaires sont une part non négligeable des demandes de soins non programmés, en particulier les "samedis après-midi et dimanches", quand l’accès aux chirurgiens-dentistes est limité, explique Mohammed Meziane. Avec cette réponse coordonnée et balisée, il s’agissait de "donner une chance au patient", de "gagner du temps sur sa prise en charge", d’"éviter qu’il aille aux urgences", qu’il ait "des comportements d’automédication malheureux".