Le Premier ministre prend acte du consensus rappelé par la Cour des comptes. Pour répondre aux défis du vieillissement, de la santé environnementale, des maladies chroniques et des inégalités sociales en santé, l’accès à un médecin traitant est une nécessité pour notre pays comme pour les autres*. Le bon soin au bon endroit, des relations fluides entre premier et second recours, entre ville et hôpital, un suivi attentif dans la durée des malades chroniques et des personnes âgées par des équipes de soins de proximité, assurent la soutenabilité de notre système de santé. Celle-ci conditionne la pérennité de notre protection sociale.
Trop longtemps, pour répondre aux difficultés d’accès aux soins, les pouvoirs publics ont mis en avant l’augmentation du nombre de médecins formés sans s’occuper de leur qualification. Le pilotage de l’offre de soins s’apparente à celui d’un lourd paquebot ; les changements de cap sont longs à produire leurs effets et difficiles à corriger. Les générations pléthoriques de médecins des années 70 ont vécu une concurrence peu souhaitable et préjudiciable à une bonne organisation des soins. Le nombre de médecins en fin de formation augmente désormais très rapidement, permettant d’anticiper le retour de cette situation en l’absence d’une gestion attentive et ajustée des effectifs. Quels élus nationaux auront le courage de prendre les mesures correctives à temps, à rebours des idées reçues ?