"Je cherche à changer la manière de pratiquer la médecine de famille", confie Bertrand Legrand, médecin généraliste et cofondateur de la MSP Tourcoing-Bourgogne (Hauts-de-France). Et pour y parvenir, il s’attelle au stéthoscope, "l’outil qu’on utilise tout le temps en cabinet de médecine générale", reconnaît-il. Ainsi, d’ici fin avril, l’ensemble des 90 médecins généralistes qui composent sa structure seront équipés de stéthoscopes connectés, pour un total de "50 000 - 60 000 euros".
Si leur utilisation reste la même – dépister les souffles cardiaques et les arythmies –, ces modèles numériques, de la marque Eko, sont capables de filtrer le bruit extérieur et d’amplifier ceux des poumons et du cœur. Ainsi lors d’une auscultation cardiaque, "on n’entend que les bruits du cœur, et pas ceux du poumon [et vice versa pour une auscultation pulmonaire, NDLR]", explique le médecin généraliste.