Donner une reconnaissance institutionnelle au métier de médiateur en santé et sécuriser son exercice. C'est l'objectif de la proposition de loi déposée le 28 octobre dernier par Anne Souyris, sénatrice de Paris, et cosignée par 17 autres parlementaires dont Bernard Jomier. Car si “la médiation en santé est aujourd’hui reconnue comme un mode d’intervention prometteur dans la lutte contre les inégalités sociales de santé” et qu’elle figure "parmi les interventions engagées par la Stratégie nationale de santé 2023-2030", son inscription dans la loi de modernisation de notre système de santé de janvier 2016 "n’a pas été suivie par la mise en place d’un cadre statutaire garantissant la reconnaissance et la sécurisation du métier", déplore le texte. C'est d’ailleurs ce que soulignait le rapport remis en 2023. 

Et aujourd’hui, "les médiatrices et médiateurs en santé sont maintenu.es dans un mode d'exercice très précaire : emploi mal rémunéré, absence de visibilité de carrière, rare intégration à une équipe pluriprofessionnelle, voire exercice isolé, budgets alloués non pérennes... Autant de freins qui entravent l'efficacité et le déploiement des dispositifs de médiation en santé sur le territoire", poursuit la sénatrice qui avait déjà déposée une autre PPL fin septembre, pour pérenniser le modèle Secpa.

 

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