Derrière cette prise de parole, un reproche central adressé au ministère de la Santé : "l’absence d’une politique structurée de développement de la pratique avancée infirmière dans toute sa diversité". Dans une tribune publiée le 13 mai dernier, le Syndicat national des infirmiers anesthésistes (Snia), le Syndicat national des puéricultrices (SNPDE) et le Syndicat national des infirmiers de blocs opératoires (Snibo) déplorent une "communication sur un modèle unique, celui des IPA" et "l’angle mort d’une politique à bout de souffle".
Pour les signataires de la tribune, cette orientation traduit désormais "une impasse" politique et organisationnelle. "Les IPA constituent une évolution importante et légitime. Mais ils ne peuvent, à eux seuls, répondre à l’ensemble des enjeux d’accès aux soins", écrivent-ils. Leur critique porte moins sur le développement des IPA qui "constituent une évolution importante et légitime" que sur l’absence de reconnaissance institutionnelle d’un écosystème plus large. Car "leur déploiement reste progressif, leur intégration encore incomplète, et leur montée en charge nécessite d’être consolidée. En faire le principal vecteur de la pratique avancée infirmière revient à en limiter la portée."