64% des infirmières libérales déclarent avoir déjà subi une violence au cours de leur carrière. 49% rapportent des violences sexistes ou sexuelles. Et seulement 2% ont porté plainte. Des chiffres, publiés par l'Observatoire national des violences en santé, que souhaite confronter la plateforme nationale "Stop violences Idel". Lancée en janvier dernier, elle a déjà reçu des signalements de remarques, comportements déplacés et propositions ambigus d’infirmières libérales confrontées régulièrement à des "situations de violence verbale, physique ou sexuelle" qui peuvent avoir "des répercussions durables sur l'exercice professionnel (...) tant sur le plan organisationnel que psychologique", précise la plateforme. 

Anonymat garanti, démarche de signalisation simplifiée, pétition en ligne… La plateforme permet d’éviter les démarches complexes et propose aussi un bouton "SOS" grâce auquel les contacts de l'infirmière reçoivent les informations nécessaires, avec la consigne de prévenir les secours si elle ne répond pas. "Suite à un signalement de violence conjugale sur Mme ; Mr après passage du médecin traitant puis l'assistante sociale m'a séquestrée et tapée avec un bâton qu'il avait caché avant mon arrivée. J'avais le couple en suivi pour soins", rapporte ainsi une infirmière sur la plateforme. Celle-ci a porté plainte et a été placée en ITT pendant 10 jours. 

Et parce qu’"après un événement de ce type survenu lors de soins à domicile, il est essentiel de disposer d'informations claires et de repères fiables", la plateforme rassemble tout un éventail de ressources : informations pratiques, rappels de droits, dispositifs d'accompagnement et éléments d'orientation...

Le site – aussi disponible via une application du même nom – a, pour l’instant, pointé de nombreux signalements en Occitanie et dans les Hauts-de-France.  

RETOUR HAUT DE PAGE