Dès 2027, le gouvernement prévoit de doubler le nombre d'infirmières en pratique avancée en formation, et de supprimer la durée minimale d’exercice préalable à cette formation. Des orientations qui "rejoignent [nos] propositions", se réjouit l'Unipa dans un communiqué publié ce matin. Parce que cela permettra de "former davantage d’IPA" et de "renforcer l’accès aux soins, la prévention et le suivi des patients", appuie le syndicat... qui soulève toute fois la nécessité d’une "formation exigeante", "d'un déploiement cohérent" et "d'une reconnaissance effective des responsabilités exercées".
Pour illustrer le potentiel de développement de la profession, l’Unipa s’appuie sur l’exemple canadien. Car selon l’OCDE, les nurse practitioners représentaient "près de 3 % des infirmiers enregistrés au Canada en 2022". En France, sur une base de 650.000 infirmières, atteindre une proportion de 3 à 5 % représenterait entre 19.500 et 32.500 IPA, estime le syndicat. Une perspective qui nécessiterait "une programmation associant capacités universitaires, terrains de stage, financement des études et débouchés professionnels". En janvier 2026, l'Unipa comptait 3.973 IPA diplômés, toutes mentions confondues, et 1.988 étudiants.