Au-delà des frais de scolarité, le logement demeure le premier poste de dépense, souligne la Fnek : coût moyen de 1 606.89 euros à la rentrée, dont un loyer mensuel moyen de 637 euros. Seuls 2 % des étudiants en kinésithérapie sont logés dans une résidence du Crous, malgré leur rattachement progressif aux universités.
À ces dépenses s'ajoutent en moyenne 590 euros de frais de matériel pédagogique spécifique, que la Fnek juge "toujours imposés de manière illégale", ainsi qu'une précarité alimentaire qui toucherait 20 % des étudiants.
Les frais de transports moyen mensuel s'élèvent, eux, à 151,52 euros.
Des inégalités territoriales sont également mises en évidence avec notamment une situation compliquée en Île-de-France, "où 70 % des étudiants sont inscrits dans le privé" avec un "coût moyen de la rentrée [qui] dépasse 10.000 euros, un coût bien supérieur à d’autres régions", alerte la fédération étudiante.
De son côté, la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) constate "une hausse moyenne de +25% du coût de la rentrée pour l’ensemble des étudiants depuis le Covid-19", et ce "sans même que les salaires aient suivi", et surtout, une "situation particulièrement alarmante voire compromise" pour les aspirants kinés.