Ils sont 11 millions d'aidants en France à soutenir quotidiennement un proche malade ou en situation de handicap. Mais que se passe-t-il quand ces mêmes aidants ne vont pas bien ? C'est la question que s'est posée le centre associatif La Marguerite, basé en Nouvelle-Aquitaine. "On constate que ces personnes, en accompagnant leur proche dans la maladie, s’oublient, négligent leur santé et peuvent se retrouver brutalement en situation de rupture : soit psychologique, avec un épuisement lié à la charge mentale quotidienne qui leur incombe, soit physique, avec la survenue d’une chute où elles se cassent un membre un jour", détaille Nicolas Viande, directeur de La Marguerite, à nos confrères du Populaire du Centre.
Alors pour éviter au patient aidé d'aller en hébergement temporaire d'urgence, l'association a imaginé un relais d’urgence au domicile "en regardant d’autres initiatives menées ailleurs qu’en Haute-Vienne". Ainsi "le baluchonnage", initiative venue du Québec permettant à un intervenant de prendre la place de l’aidant avec son "baluchon" à domicile 24 heures sur 24, est arrivé aux oreilles de Nicolas Viande. "Mais ça nous paraissait difficile à mettre en place." En s'inspirant d'un modèle plus proche, Charentais, La Marguerite s’est adressée aux services d’aide à domicile du territoire et a passé une convention avec 15 d’entre eux, dont le DAC 87.